FIL ROUGE avec… William Coulomb et le Ranch Sorting !

Dans le paysage western français, difficile de ne pas croiser la route de William Coulomb. Installé à Valréas au Will Roping Ranch, William entraîne, forme et concourt avec des chevaux au vrai mental de ranch : solides, efficaces et polyvalents.

Pour EWF, William - cavalier complet et passionné - est notre fil rouge tout au long de cette série. À travers une courte interview par discipline qu’il pratique ou côtoie au quotidien (reining, cow horse, ranch work, roping, etc.), il nous livrera sa vision du mental, de la technique, des qualités nécessaires et des différences avec les autres disciplines western.

🎯 Pour ce second témoignage, cap sur le ranch sorting !

🐎 Le ranch sorting ?

Le ranch sorting est une discipline équestre western qui consiste à trier des vaches dans un temps limité, en équipe de deux cavaliers. Elle s’inspire directement du travail réalisé dans les ranchs américains.

Le principe :
• Un troupeau de 10 veaux numérotés de 0 à 9 est placé dans un enclos.
• Les cavaliers doivent faire sortir les veaux dans l’ordre imposé (par exemple : 3, puis 4, puis 5…).
• Un seul veau à la fois peut franchir l’ouverture entre les enclos.
• Le but : trier correctement le plus grand nombre de veaux dans le temps imparti (souvent 60 à 90 secondes).

L’évolution du ranch sorting en France se porte très bien. Nous avons une multitude d’associations qui rassemble énormément de cavaliers à chaque compétition.

Les objectifs de cette discipline :
• Travailler la maniabilité du cheval, la précision et le contrôle.
• Développer la communication entre les cavaliers.
• Gérer les vaches en respectant leur déplacement naturel.

Cette discipline permet à beaucoup de cavaliers de mettre le pied à l’étrier dans le bétail. C’est parfois pour eux le tremplin pour se diriger vers d’autres disciplines dans le bétail, tel que le cow horse ou le cutting.

💫 Les qualités ?

Pour moi un bon cheval de ranch sorting doit être un cheval avec un dos court, et si possible pas de très grande taille.

La qualité indispensable d’un bon cheval de ranch sorting est sa maniabilité, en restant à l’écoute du cavalier. Il faut éviter que le cheval anticipe, car il ne travaille pas par automatisme dans cette discipline.

Il faut savoir qu’il y a des chevaux plus à l’aise pour garder la porte, et d’autres mieux pour aller trier.

Ce qui va différencier un bon cheval d’un très bon cheval, c’est sa qualité à stopper, revenir sur son arrière-main et tourner.

Pour être cavalier de ranch sorting il faut être à l’aise à cheval et avoir pas mal d’automatismes, c’est à dire ne plus penser à ses aides pour déplacer le cheval et se concentrer davantage sur la localisation et le déplacement des vaches.

Ce qui va différencier un bon cavalier d’un excellent cavalier de ranch sorting, c’est son analyse du bétail, savoir anticiper les mouvements de la vache selon son positionnement.

⚙️La technique ?

Même s’il y a quand même une grande part de chance dans cette discipline, je préfère voir un cheval dressé qui fait de beaux mouvements rapides et efficaces.

Je pense qu’il faut dans un premier temps travailler le cheval énormément sur le plat, et ensuite on le travaillera sur un drapeau qui simulera les déplacements d’une vache et qui donnera les automatismes de déplacement des épaules du cheval et le transfert du poids sur son arrière-main.

La grande difficulté que l’on rencontre dans cette discipline c’est que malheureusement le cheval ne sait pas souvent sur quelle vache il doit aller. Et du coup, ça peut finir par créer de l’agressivité, car il va y avoir de la frustration. Pour garder un cheval motivé et équilibré, je conseille aux cavaliers de se promener le plus souvent possible dans les vaches avec beaucoup de calme, hors compétition.

Je conseille aux cavaliers débutants de travailler au préalable avec un professionnel sur la gestion des mouvements son cheval.

Au début, je pense qu’il est important de pas se précipiter et de ne pas jouer le chrono en permanence. Il vaut mieux un travail propre et précis pour jouer le chrono un peu plus tard. Je pense que contrairement aux autres disciplines de bétail, pour du ranch sorting, il ne faut pas forcément avoir un cheval qui soit vraiment « bétail », mais plus maniable.

🛤️ Ton expérience ?

Alors ce n’est pas forcément ma discipline favorite, mais j’avoue que c’est assez ludique à pratiquer. Et le gros avantage de cette discipline est que l’on peut la pratiquer en famille : ce que j’aime le plus, c’est quand je pratique le ranch sorting avec mon fils de neuf ans. J’aime beaucoup dans cette discipline le côté convivial et le fait de pouvoir le pratiquer en équipe. Le plus difficile pour moi, c’est de rester autour des ronds pendant des heures en attendant que ce soit notre tour de passer !

Il y a énormément de cavaliers qui ont commencé par le ranch sorting : c’est plutôt le ranch sorting qui alimente les autres disciplines de bétail. Comme je le disais au début, cette discipline a mis le pied à l’étrier à beaucoup de cavaliers dans le bétail, qui aujourd’hui pratiquent d’autres disciplines en haut niveau telles que le cutting ou le cow horse.

Je n’ai pas vraiment d’objectif pour l’année 2026, mais dès que l’occasion se présentera, j’irai en faire avec mon fils car c’est un vrai bon moment en famille !

✨ Un grand merci à William pour avoir partagé avec nous son expérience et sa passion du Ranch Sorting ! On lui donne rendez-vous pour le prochain thème !

Pour le contacter :

Pierre Pelerin
Pierre Pelerin

Passionné d’équitation western, j’ai créé la page facebook EWF pour mettre en lumière les acteurs du monde western à travers des interviews et témoignages de compétiteurs, éleveurs, entraîneurs, organisateurs et passionnés de toutes les disciplines.

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