⭐ Mes « poupées » (les vaches) ⭐ Mes amis ⭐ La porte ⭐
🐎 Tes débuts ?
J’ai toujours été dans les chevaux depuis mes 6 ans. J’ai commencé par le CSO avec des Selle Français, puis j’ai découvert l’équitation western il y a une dizaine d’années.
J’ai mon propre cheval, mais je ne fais pas de compétition — ce que j’aime avant tout, c’est l’ambiance et le travail avec les chevaux.
Tout a vraiment commencé en 2014, dans une écurie de Saint-Martin-de-Crau. Lors d’un entraînement de ranch sorting, j’ai commencé — un peu par hasard — à ouvrir et fermer la porte. C’est de là qu’est né mon surnom « Tata Puerta »… et ma passion pour ce rôle de doorwoman. Depuis, je me régale à tenir la porte !
Ce qui me plaît vraiment dans cet univers, c’est la discipline des cavaliers, la joie, la bonne humeur…
📋 Le rôle de doorwoman ?
Je prépare ma table, ma chaise, mes feuilles… et c’est parti ! Tenir la porte, c’est aussi gérer avec les juges, faire entrer les cavaliers, les préparer… C’est là que tout commence.
Mon rôle se joue en équipe : j’ai la liste des ordres de passage éditée par les juges (je travaille uniquement au papier et crayon — jamais sur le téléphone !). Je fais entrer les équipes, je prépare les suivantes et je garde tout le monde informé.
Aucun droit à l’erreur : je garde toujours 2 équipes en attente je préviens les équipes suivantes pour assurer un roulement fluide.
S’il n’y a pas quelqu’un de compétent à la porte, tout s’enlise et la journée devient interminable — surtout avec beaucoup de cavaliers. Quand le rôle est bien tenu, tout s’enchaîne, même quand le go en cours est très rapide.
Pour être doorwoman, il faut aimer les chevaux et le western, aimer les gens — être cordiale, sociable, bonne vivante, aimer parler, blaguer, mettre à l’aise, rester concentrée pendant des heures.
Les grandes journées ne me font pas peur : je suis toujours en mouvement — ouvrir la porte, la refermer, noter sur la feuille… La tension est là du premier au dernier cavalier, alors on ne décroche jamais.
Et quand il y a un imprévu (bug informatique, météo, etc.), il faut s’adapter, enchaîner encore mieux que d’habitude. On ne récupère jamais complètement le retard, mais on fait tout pour le limiter.
😊 Les satisfactions ?
Au fil des années, je connais presque tous les cavaliers par cœur. Et ce qui me touche le plus, ce sont leurs remerciements. Quand on me dit que j’ai bien fait mon job, que ça a été fluide… ça fait chaud au cœur.
Même après la remise des prix, on me remercie au micro, on m’applaudit — c’est extrêmement gratifiant.
Beaucoup d’écuries veulent que je sois à la porte parce qu’elles savent que ça va tourner, que ça roulera tout seul et qu’il n’y a pas de souci à se faire.
Pour moi tout ça est naturel : dans ma vie je fais les choses parce que j’en ai envie, jamais parce qu’on me force. Je suis bénévole ; si je n’aimais pas ça, je ne le ferais pas.
Dans la vie, je suis cuisinière dans un grand restaurant — un métier qui peut être très stressant. Les week-ends de ranch sorting sont mon défouloir : ça détend, on rigole, on fait nos soirées… C’est fatiguant, mais de la très bonne fatigue. On retrouve les amis, la famille équestre, et ça fait du bien.
💫 Tes moments forts ?
Je participe chaque année à beaucoup de compétitions, de toutes tailles. La plupart reviennent d’une saison à l’autre — surtout en hiver — et principalement dans le Sud, près de chez moi.
Et puis il y a les grands rendez-vous… EquiBlues, les Authentic Cowboys… Là, c’est une autre taille : plus de public, plus de pression, il ne faut pas se louper et il faut être impeccable à la porte, jusque dans la tenue. Mais la pression, je la gère très bien !
Chaque endroit est marquant à sa manière. Je les aime tous, et je reste fidèle.
À la porte, il y a parfois des cavaliers stressés. Alors je détends l’atmosphère : une petite blague, une bêtise, quelques mots pour décompresser — surtout avec les rookies. On papote, on rigole un peu, on fait retomber la pression.
Et puis au fil du temps, ce sont souvent les mêmes qui reviennent. On se connaît, on se reconnaît.
C’est aussi ça qui me touche : avoir vu évoluer des cavaliers que j’ai connus tout timides au début, et qui aujourd’hui maîtrisent le ranch sorting. Il m’arrive de leur dire : « Tu te souviens, il y a cinq ans, quand tu faisais ça ? Regarde où tu en es aujourd’hui ! ». Voir leur progression, c’est un vrai plaisir.
Le ranch sorting, c’est tout ça : la convivialité, l’esprit de famille, l’impression qu’on est « entre nous ». Après la compétition, il y a l’apéro, les repas, les soirées… On profite ensemble, on rigole, on passe un bon moment.
Une anecdote parmi tant d’autres : il y a quelques années, à l’entraînement, une vache avait une les cheveux frisés devant. Je l’ai surnommée « Moumoute ». La cavalière part la chercher et crie : « Allez, Moumoute ! » — fou rire général !
Et puis il y a les moments vraiment émouvants. Les deux plus forts pour moi, c’est quand on m’a offert des boucles de ceinture avec marqué « Tata Puerta » — une il y a quelques années, et une autre tout récemment. Je ne l’ai peut-être pas montré sur le moment, mais ça m’a profondément touchée.
💬 Le mot de la fin ?
Continuez à faire du ranch sorting, continuez à me faire confiance à la porte… et qu’on partage encore beaucoup d’années ensemble autour de cette discipline !
✨ Un grand merci à Tata Puerta pour sa disponibilité, sa bonne humeur, sa passion communicative… et pour tout ce qu’elle apporte au ranch sorting année après année ! ✨
Pour la contacter :
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