⭐ Connexion ⭐ Respect ⭐ Sécurité ⭐
Je suis Lisa, cavalière depuis mon plus jeune âge, cavalière western depuis 2019.
🌱 Tes débuts en Showmanship ?
Ayant eu un début un peu chaotique dans le milieu, j’ai dû passer à pied quelques années afin de me remettre physiquement. C’est donc à ce moment-là que j’ai découvert les épreuves à pied, dont le showmanship.
Pour moi, le showmanship c’était une discipline vraiment facile, tu as juste à suivre ton parcours et basta. Mais en réalité, tout ce qui est facile à l’œil nécessite un apprentissage assez méticuleux pour arriver à cette finalité.
Ce qui m’a réellement donné l’envie de m’y mettre, c’est justement la finalité de l’éducation et la sécurité que j’ai avec mes jeunes poulains.
Les shows de races m’ont énormément inspirée : arriver à cette fluidité et légèreté, c’était mon rêve !
Je n’ai pas vu le temps passer, mais ça fait maintenant trois ans que je suis sur les terrains de concours uniquement à pied avec des jeunes chevaux, et j’ai énormément de plaisir à partager ces disciplines avec ceux qui ne la connaissent pas.
Je n’ai plus de coach à proprement dit, j’ai mon mentor, Guylaine Deschênes, j’ai la chance de participer à ses stages chez Coralie Bacon 2 à 3 fois par an. Et pour améliorer mon horseman, j’ai Luc Parisis, qui me donne une meilleure compréhension de mes demandes.
Le showmanship demande une grande rigueur de précision, et une belle connexion avec son cheval. L’harmonie et la connexion qu’il y a entre le l’humain et son cheval, c’est la beauté de la discipline !
Même s’il y a quand même une note à la fin pour le duo, c’est surtout le cavalier qui est jugé : il doit être le mentor de son cheval, alors c’est important de juger l’aspect horseman du cavalier.
🐎 Ton cheval ?
A la maison, il y a plusieurs chevaux, mais mon âme sœur c’est mon DG Wympy Latte Whiz, un Quarter Horse de 2023. Nous sommes ensemble depuis le 23 décembre 2024, après avoir vécu un bon moment auprès de son éleveuse.
Son caractère : « Oh mais il est facile ! », je pense que je ne peux pas mieux le décrire ! Une fois sa confiance gagnée, qu’on prend le temps de bien lui expliquer, il est vraiment parfait.
Notre plus belle performance restera Equita Lyon 2025… Une réalisation de mon rêve d’enfant, une concrétisation de même pas 6 mois de travail. Nous avons concouru dans toutes les disciplines à pied en Open : showmanship, trail in hand, longe line, halter.
😎 Le style ?
J’aime aussi cette discipline pour les tenues : bien apprêté, chemise de show à paillettes, licol de show bien brillant… J’ai envie de dire : « Va mettre des paillettes dans les yeux des juges ! ».
Le cheval est le miroir du cavalier. Il doit être propre, clean et bien toiletté. On sublime son naturel en ajoutant des petits détails discrets, mais qui font le petit plus.
Nous avons tous un style personnel, chacun est libre d’être comme il le souhaite tout en respectant le règlement.
🏋️♂️ L’entraînement ?
Je suis vraiment le mauvais exemple… Je m’entraîne 3 à 4 jours avant un concours. J’essaie de me donner un jour par semaine où je vais dans une écurie pour m’entrainer.
Une petite séance, 15-20 minutes maximum, un peu plus si besoin, et moins si nécessaire. « Demandez peu, mais souvent ».
Pour améliorer la connexion et la réactivité, le cheval répond énormément à notre énergie corporelle, il suffit juste de trouver le bon timing.
Je travaille beaucoup le respect de ma bulle : mes chevaux sont tous en troupeau, alors en fonction de mon placement il faut que ça bouge facilement pour ma sécurité.
En concours, je me suis fait une petite organisation qui commence par une petite détente au pas, ensuite j’attaque mes transitions (pas/arrêt – trot/arrêt), et je finis sur l’arrêt pour l’inspection (boîte du juge). Cela dure 10 minutes, ensuite je retourne aux soins, que tout soit propre, et on repart en warm-up.
🏆 Les compétitions ?
Côté pratique, je tourne beaucoup plus en FFE, que ce soit pour la localisation ou les finances. Je peux en faire beaucoup plus. Pour les shows de race, je devais participer au Paris Prestige Show, mais mon poulain s’était blessé alors j’ai dû annuler, et nous avons donc participé uniquement à Equita Lyon cette année.
Les shows de race (AQHA, APHA, NBSA) ont une meilleure valorisation sur ton travail, car les disciplines viennent des Etats-Unis… Un autre regard sur le jugement. Mais je n’ai pas vu de fédérations/associations qui soutiennent mieux la discipline, toutes essaient de faire au mieux.
Pour apprendre le pattern : Répétition, répétition… Il y a plusieurs techniques, j’ai testé celle où tu prends une feuille et tu mets des couleurs sur tes allures, pas un franc succès pour moi. Donc la mienne c’est : tu apprends ton pattern et tu déroules à pied (ou sur place) en fermant les yeux, en imaginant les cônes.
Pour mon cardio je dirais que je préfère les patterns courts, mais les longs sont généralement les plus jolis ! Nous pouvons montrer vraiment toutes les manœuvres bien acquises plusieurs fois.
En warm-up, j’ai un énorme stress qui monte, je me mets dans ma bulle, d’ailleurs ça se voit en photo, je suis toujours figée du visage.
Avant d’entrer en piste, le rituel de l’amour : un bisou sur le nez, et un « Never Give Up ! ». Et surtout, souffler un bon coup !
L’inspection est pour moi le moment le plus décisif, il suffit que le cheval bouge un sabot et nous avons des pénalités assez importantes.
Et quand on finit le pattern, c’est un « Wahou, on l’a fait !! ».
Quand je revois mes premiers parcours, je n’avais aucune fluidité, j’étais trop proche de mon cheval. Quand je regarde les vidéos actuelles, je vois une réelle différence sur l’attitude du cheval et mon attitude à moi !
Je m’adapte toujours à mon cheval. Nous sommes une équipe, et même si ça se passe mal, le pattern servira d’exercice, et ne sera pas un échec. Il n’y a aucun échec dans la vie, tout est leçon de vie.
Une anecdote : sur un parcours qui demandait pas mal d’énergie, le juge vient me voir à la fin et me dit : « Lisa, ton parcours était splendide, mais je dois t’éliminer car tu as fait une erreur de parcours, tu as démarré à droite du cône au lieu de démarrer à gauche ». Depuis ce jour-là, je me focalise sur mes cônes avant tout !!
💫 Tes moments forts ?
Mon meilleur souvenir est mon premier showmanship, 8 jours après l’arrivé de mon petit DG Wympy Latte Whiz. Nous y sommes allés vraiment « au talent », et j’avoue que j’ai eu énormément de reconnaissance envers ses prouesses !
Mon pire, je pense que c’est le black-out que j’ai eu au début d’un pattern, mes copines me criaient où aller… J’étais complètement perdue ! La loose, mais c’est le jeu !
Et le plus drôle, c’était 15 jours après une opération, avec attelle et douleurs, mes allures étaient bien drôles durant mes patterns !
💡 Tes conseils ?
Les conseils qui m’ont fait le plus progresser : « Demandez peu, mais souvent » et « Soit claire dans tes demandes ».
Ce qui reste le plus exigeant pour moi aujourd’hui, c’est de faire des demandes toujours plus légères.
Au début, le plus difficile peut être de résister à l’envie de demander toujours plus à son cheval. L’erreur que je vois beaucoup, c’est la précipitation, on demande trop vite.
💬 Le mot de la fin ?
Je trouve que cette discipline est vraiment sous-estimée.
C’est la base de l’éducation du cheval, et l’apprentissage des manœuvres qui sont bien expliquées seront acquises pour la suite de sa vie.
C’est la base de l’éducation du cheval, et l’apprentissage des manœuvres qui sont bien expliquées seront acquises pour la suite de sa vie.
À pied, nous résolvons beaucoup de « bugs » à cheval, alors j’aimerais énormément que les cavaliers montés passent à pied pour débloquer et expliquer les mouvements correctement à leurs chevaux. Le showmanship forme de meilleurs cavaliers, même en selle ! Passez du temps à pied avec votre cheval, vous verrez de nouveaux liens se tisser.
Le showmanship est une discipline ouverte à tout le monde (que tu sois dans le monde des courses, des ibériques, etc.) : à partir des 1 an de ton cheval, tu peux venir y participer, et en FFE, on peut la pratiquer avec n’importe quelle race. Le showmanship n’est pas exclusif aux femmes, elle est aussi ouverte aux hommes.
Les avantages de cette discipline sont que tu prépares le mental de ton cheval, tu lui fais découvrir la vie des concours, voyager dans de nouvelles structures en enlevant le stress de la nouveauté, et tout ce qu’il a appris à pied mettra moins de temps à cheval…
J’espère voir dans le futur du showmanship sur chaque concours !
Pour ceux qui hésitent à essayer :
• Si tu te dis « Oui mais j’ai aucun cardio » : ne t’inquiète pas, j’en n’ai pas et j’y arrive bien !
• Si tu te dis « Oui mais mon cheval n’écoute pas » : il suffit juste de lui apprendre !
• Si tu te dis… En fait non, tu n’as aucune excuse valable, viens essayer et après tu pourras hésiter !
Un conseil : avant tout, trouve un excellent entraîneur qui saura te donner cet amour pour cette discipline ! Et ensuite, la magie opérera !
✨ Un grand merci à Lisa d’avoir pris le temps de partager son parcours, ses apprentissages, ses conseils et son regard inspirant sur cette discipline qu’elle défend avec passion.✨
Pour la contacter :
Que vous pratiquiez déjà le showmanship ou que vous envisagiez de vous lancer, dites nous en commentaire ce qui vous attire dans cette discipline !









